Le chapelet des Sept Douleurs : sa disposition, et son origine réelle
Fiche du chapelet
- Nombre d'éléments
- 59 éléments, dont 7 médailles
- Disposition
- 52 grains et 7 médailles en 7 septénaires : 49 grains en 7 groupes de 7, plus 3 grains isolés.
- Sur chaque grain
- Sur chacune des 7 médailles, l'annonce de la douleur puis un Notre Père. Sur les 7 grains qui suivent chaque médaille, un Je vous salue Marie, soit 49, et un sur chacun des 3 grains isolés.
- Origine
- Début du XVIIe siècle, 1617 comme date approximative selon les Servites eux-mêmes, et non le Moyen Âge.
- Statut ecclésial
- Les apparitions de Kibeho ont été reconnues le 29 juin 2001, mais l'acte ne mentionne pas ce chapelet. Les valeurs chiffrées des indulgences de 1724 et 1734 ne sont plus le droit en vigueur depuis 1967, et la dernière concession lue date du 3 décembre 1968.
- Objet requis
- Un objet à sept septénaires ; un chapelet catholique ordinaire, en cinq dizaines, ne porte pas cette disposition.
Sommaire
Le chapelet des Sept Douleurs est une prière mariale bâtie en sept groupes de sept, un groupe par douleur de la Vierge.
L’ordre qui l’a formée, les Servites de Marie, l’appelle rosaire de Notre-Dame des Douleurs.
Ce n’est pas le chapelet des Larmes.
Les deux sont en sept groupes de sept, les deux se ressemblent sur une planche de fournisseur, et ils sont couramment présentés comme un seul objet.
Ils n’ont ni la même origine, ni les mêmes prières, ni le même statut dans l’Église. Le chapelet des Larmes est traité sur sa propre page.
Celle-ci donne la disposition de l’objet et celle des prières, qui ne comptent pas la même chose, l’origine datée telle que l’ordre la publie lui-même, et le statut exact des indulgences, y compris ce qui n’est plus en vigueur.
Ce qu’est cette dévotion
C’est la méditation des sept douleurs de la Vierge Marie. Chaque douleur est annoncée, puis suivie de sept Je vous salue Marie.
Sept fois sept, là où le chapelet catholique ordinaire est en cinq dizaines.
Elle appartient à l’ordre des Servites de Marie.
La Curie généralice de l’ordre préfère le nom de rosaire de Notre-Dame des Douleurs à celui de rosaire des Sept Douleurs, et rappelle en note 3 de son livret de 1986 que le calendrier romain approuvé par Paul VI, lettre Mysterii Paschalis du 14 février 1969, a changé le titre de la mémoire du 15 septembre de « Les Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie » en « Notre-Dame des Douleurs », en supprimant la référence au nombre de douleurs.
La structure : deux comptes qui tombent tous les deux sur 59
Le nombre 59 revient partout sur ce chapelet. Il désigne deux choses différentes selon la source, et cette différence est rarement signalée.
| Ce qu’on compte | Le compte | D’où il vient |
|---|---|---|
| Les prières | 49 Je vous salue Marie, 7 Notre Père, plus 3 Je vous salue Marie, soit 59 prières | Bref Redemptoris nostri de Benoît XIII, 26 septembre 1724, cité par la Curie généralice des Servites. Le total de 59 est notre addition, le bref ne le donne pas. |
| L’objet | 52 grains et 7 médailles, soit 59 éléments. Les 52 grains sont 49 grains en 7 septénaires, plus 3 grains isolés | Encyclopédie mariale Marie de Nazareth : « Ce chapelet possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentant les 7 douleurs » |
Les deux tombent sur 59 pour des raisons qui n’ont rien à voir.
La formule qui ne mélange pas les deux, et que nous employons partout ici : 52 grains et 7 médailles, soit 59 éléments, les 52 grains étant 49 en 7 septénaires plus 3 grains isolés pour l’objet, et 49 Je vous salue Marie, 7 Notre Père, 3 Je vous salue Marie pour la récitation.
Le noyau, tel que l’ordre l’écrit
Les Servites posent eux-mêmes ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas, au paragraphe 78 de leur livret de 1986 : « Les sept groupes de sept Je vous salue Marie forment l’élément essentiel du rosaire de Notre-Dame des Douleurs. » Notre traduction, le livret est en anglais.
Le bref de Benoît XIII décrit la même chose en 1724, en latin :
Corona (…) septem praecipuorum dolorum e septem septemnarijs Angelicarum salutationum, septemque Dominicis Orationibus, una cum tribus aliis Ave Maria, in honorem lacrymarum ejusdem Beatae Mariae Virginis composita.
Couronne des sept principales douleurs, composée de sept septénaires de salutations angéliques et de sept oraisons dominicales, avec trois autres Ave Maria en l’honneur des larmes de cette même bienheureuse Vierge Marie.
Le même total ne fait pas le même objet
Un chapelet catholique ordinaire compte lui aussi 59 grains, mais en 5 dizaines : 53 grains d’Ave et 6 grains de Pater.
Le rosaire de Notre-Dame des Douleurs compte 59 éléments en 7 septénaires. Deux objets, un total identique, deux dispositions sans rapport. Le détail du chapelet ordinaire est dans combien de grains sur un chapelet, et comment ils sont disposés.
Où se placent les trois grains supplémentaires : non tranché
Les sources ne s’accordent pas.
- La Curie généralice des Servites, paragraphe 81, les met après le dernier septénaire et les rend facultatifs : « Après le dernier groupe de sept Je vous salue Marie, trois Je vous salue Marie peuvent être ajoutés. »
- L’Encyclopédie mariale Marie de Nazareth les situe également à la fin.
- Wikipédia en anglais les place au début du brin, avec la médaille, « avant la première douleur ».
Formulation que nous retenons : trois grains supplémentaires, récités en fin de chapelet.
Les sept médailles ne sont pas une obligation
Le diocèse de Gikongoro, au Rwanda, publie la forme priée de ce chapelet sans aucune médaille ni aucune disposition matérielle : pour chaque douleur, une lecture biblique, une méditation, une prière, puis un Notre Père et sept Je vous salue Marie. Les sept médailles des douleurs sont une matérialisation de la structure, pas une condition de la prière.
Ce qui se dit sur chaque grain
Voici la forme traditionnelle des Servites, complétée par l’Encyclopédie mariale sur les points que le livret ne traite pas comme des positions sur un objet.
| Où | Combien de fois | Ce qui s’y dit | Source |
|---|---|---|---|
| Au début | 1 fois | Le signe de croix, puis deux versets d’introduction | Servites, § 73 et 74 |
| Sur chacune des 7 médailles de douleur | 7 fois | L’annonce de la douleur, puis un Notre Père | Servites, § 75 |
| Sur chacun des 7 grains qui suivent une médaille | 49 fois | Un Je vous salue Marie. L’Encyclopédie mariale y ajoute l’invocation « Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ », que le livret servite ne comporte pas | Servites, § 75 et 78 ; Encyclopédie mariale |
| Sur les 3 grains isolés | 3 fois | Un Je vous salue Marie | Servites, § 81 ; Encyclopédie mariale |
| Sur la médaille principale, à la fin | 1 fois | Un Notre Père | Encyclopédie mariale seule. Le livret servite ne le comporte pas, et le bref de 1724 ne compte que 7 Notre Père |
Le livret de 1986 donne deux méthodes de récitation.
Dans la seconde, la seconde partie du Je vous salue Marie n’est dite qu’une fois, après chaque septénaire, ce qui donne à l’ensemble un rythme litanique.
Les trois derniers grains et les larmes de Marie
Le bref de Benoît XIII de 1724 dédie explicitement ces trois Je vous salue Marie aux larmes de la Vierge, in honorem lacrymarum.
Le mot « larmes » appartient donc au vocabulaire du chapelet des Sept Douleurs depuis 1724, et par un texte pontifical.
Le livret servite de 1986 leur donne une autre intention, au paragraphe 81 : demander au Seigneur, par l’intercession de Marie, les dons de réconciliation et de paix qui découlent de la mort et de la résurrection du Christ.
La dédicace de 1724 est la racine documentée de la confusion avec le chapelet des Larmes, qui est une dévotion brésilienne du XXe siècle et un tout autre objet.
La confusion a une cause réelle, elle n’est pas une simple négligence.
La forme de Kibeho
Le diocèse de Gikongoro publie une forme un peu différente : pour chaque douleur, une lecture biblique, une méditation, une prière propre à la douleur, un Notre Père, puis sept Je vous salue Marie.
La conclusion comporte la prière « Reine des martyrs », puis trois fois le Notre Père, le Je vous salue Marie et l’invocation « Cœur douloureux et immaculé de Marie, priez pour nous ».
Le début comporte une prière d’introduction et un acte de contrition, et non le Credo.
L’origine : le chapelet est du XVIIe siècle, pas du Moyen Âge
Trois choses sont couramment confondues.
- La dévotion aux sept douleurs de Marie est plus ancienne que le chapelet.
- L’ordre des Servites de Marie est né à Florence au XIIIe siècle.
- Le chapelet lui-même, comme forme de prière et comme objet, date du début du XVIIe siècle.
Ce n’est pas notre lecture, c’est celle de l’ordre auquel la dévotion appartient.
L’introduction historique publiée par la Curie généralice des Servites en 1986 écrit, au paragraphe 3 : « Les origines du rosaire de Notre-Dame des Douleurs ne sont pas bien connues.
Elles semblent coïncider avec le développement de la dévotion à la Mère des Douleurs au début du dix-septième siècle. » Et au paragraphe 10 : « Les documents semblent indiquer 1617 comme date approximative de l’origine du rosaire de Notre-Dame des Douleurs. » Notre traduction.
Le même document coupe court à l’argument médiéval, en note 4 : les textes législatifs et les manuels de dévotion des XVe et XVIe siècles obligeaient bien les frères et les tertiaires à réciter certaines « couronnes », mais « ce n’était certainement pas la Couronne ou le Rosaire de Notre-Dame des Douleurs ».
Les jalons datés
| Date | Fait |
|---|---|
| 14 février 1607 | Paul V, bref Cum certas unicuique : soixante jours d’indulgence pour la récitation, le samedi, de sept Notre Père et sept Je vous salue Marie en l’honneur des sept douleurs, dans les confréries servites. Forme rudimentaire, ce n’est pas encore le chapelet. |
| 1608, Venise | Fra Arcangelo Ballottini de Bologne, mort en 1622, publie Fonte salutifera di Giesù et pousse les tertiaires à réciter chaque jour les mystères douloureux du rosaire en portant attention aux souffrances de Marie. Le livre ne mentionne aucun chapelet des Sept Douleurs, ce que les Servites relèvent en note 11 comme preuve qu’il n’existait pas encore. |
| 1617, Bologne | Ballottini publie Pratica di recitare la corona della beata Vergine Maria. Aucun exemplaire retrouvé à ce jour. |
| 1618, Rome | Fra Gregorio Alasia de Sommariva del Bosco, mort en 1626, publie Corona septem dolorum beatae Mariae Virginis figurata. Ouvrage perdu. |
| 1619 | Ballottini publie Discorso sopra la corona dei sette dolori. |
| 1640, Bologne | Première récitation publique documentée, à l’église Santa Maria dei Servi, le dimanche de la Passion, sur ordre du Père général Angelo M. Berardi de Pérouse. |
Les Servites reconnaissent eux-mêmes une zone d’ombre, au paragraphe 8 : « L’état actuel des études ne permet pas de déterminer précisément qui en fut responsable, ni quand ni où cette dévotion nouvelle a reçu la structure classique qui nous est parvenue. » Ils présument qu’elle naît de l’application de la structure du rosaire dominicain à la méditation quotidienne des sept douleurs.
Kibeho, la relance moderne
À Kibeho, au Rwanda, la Vierge enseigne ce chapelet à Marie-Claire Mukangango le 6 mars 1982 et lui donne mission de le répandre.
C’est le diocèse de Gikongoro qui le publie, en précisant que le rosaire avait été annoncé trois jours plus tôt, le 3 mars 1982, et que les apparitions publiques à Marie-Claire ont cessé le 15 septembre 1982, jour de la mémoire de Notre-Dame des Douleurs.
Le statut dans l’Église, sans arrondi
Ce que 1724 et 1734 sont, et ce qu’ils ne sont plus
Deux actes pontificaux ont enrichi ce chapelet d’indulgences.
- Benoît XIII, 26 septembre 1724, bref Redemptoris nostri. C’est le premier document pontifical sur ce chapelet.
- Clément XII, décembre 1734, décret Unigeniti Filii Dei, qui augmente fortement ces indulgences. La date exacte est discutée, voir plus bas.
Les valeurs chiffrées attachées à ces deux actes ne sont plus le droit en vigueur. La constitution apostolique Indulgentiarum doctrina de Paul VI, du 1er janvier 1967, a refondu tout le système : deux catégories seulement, plénière et partielle, et abolition des valeurs chiffrées des indulgences partielles.
Sa norme 4 est explicite : « Une indulgence partielle sera désormais désignée par les seuls mots indulgence partielle, sans aucune détermination de jours ou d’années. » Les concessions non confirmées dans le nouvel Enchiridion sont devenues caduques deux ans après la constitution.
Les « deux cents jours pour chaque Notre Père et chaque Je vous salue Marie » de 1724, les « cent ans » et « cent cinquante ans » de 1734, que l’on trouve encore republiés au présent, sont des faits historiques et non un droit actuel.
Nous ne les reproduisons pas comme s’ils étaient en vigueur.
La concession du 3 décembre 1968
Le 6 novembre 1968, le Prieur général Joseph M. Loftus a demandé à Paul VI de redéterminer les indulgences de ce rosaire selon les nouvelles normes.
Le 3 décembre 1968, la Sacrée Pénitencerie a répondu. Référence publiée par l’ordre : Acta OSM 28 (1968), pages 23 et 24.
Le texte comporte deux sections, que voici en entier, dans notre traduction.
I. Pour les religieux des premier, deuxième et tiers-ordre régulier, et pour les membres du tiers-ordre séculier :
- une indulgence plénière une fois par an, si le rosaire des Sept Douleurs de la Bienheureuse Vierge Marie est récité dans une église ou une chapelle, en communauté, avec une association ou en famille, à condition de se confesser, de communier et de réciter un Notre Père et un Je vous salue Marie, ou d’autres prières, aux intentions du Pape ;
- une indulgence partielle les autres fois.
II. Pour les fidèles :
- une indulgence plénière, aux mêmes conditions, si le rosaire est récité dans une église ou une chapelle publique de religieux ou de religieuses servites ;
- une indulgence partielle lorsqu’il est récité, comme ci-dessus, avec un cœur contrit.
Une réserve. Ce texte nous est connu par un livret servite de 1986 rapportant un acte de 1968.
Nous n’avons pas vérifié qu’il est toujours en vigueur après la quatrième édition du Manuel des indulgences de 1999, que nous n’avons pas lue.
Nous écrivons donc « accordée le 3 décembre 1968 par la Sacrée Pénitencerie », et jamais « aujourd’hui une indulgence plénière est attachée à ce chapelet ».
Kibeho : ce que la reconnaissance couvre, et ce qu’elle ne couvre pas
Le 29 juin 2001, en la cathédrale de Gikongoro, Mgr Augustin Misago, évêque du lieu, a rendu son jugement définitif : « Oui, la Vierge Marie est apparue à Kibeho le 28 novembre 1981 et dans les mois qui ont suivi.
Il y a plus de raisons de croire aux apparitions que de les nier. » Et, à propos des premières voyantes : « aucune objection décisive n’a été formulée contre les apparitions ; les arguments en faveur de leur caractère surnaturel paraissent très sérieux et le passage des années n’a fait que les rendre plus incisifs ».
Notre traduction, d’après le résumé publié par L’Osservatore Romano.
Trois voyantes sont retenues : Alphonsine Mumureke, Nathalie Mukamazimpaka et Marie-Claire Mukangango.
La déclaration ajoute que la reconnaissance d’une apparition n’est pas une exigence de la foi, et que chaque chrétien reste libre d’y croire ou non.
Elle précise aussi que la période la plus active des apparitions s’achève avec l’année 1983.
Ce que cette reconnaissance ne dit pas. Le texte ne mentionne pas le rosaire de Notre-Dame des Douleurs.
La reconnaissance porte sur les apparitions, pas sur l’enseignement du chapelet.
Marie-Claire Mukangango fait bien partie des trois voyantes retenues, mais l’inférence s’arrête là : on ne peut pas écrire que l’Église a approuvé le chapelet des Sept Douleurs par Kibeho.
Quel objet il faut
Un objet à sept septénaires.
Un chapelet catholique ordinaire, en cinq dizaines, ne porte pas cette disposition : les deux totalisent 59, mais ils ne se parcourent pas de la même façon.
Au-delà de cela, nous n’affirmons rien.
Le nombre et la nature des médailles varient selon les fabricants, et le diocèse de Gikongoro publie la prière sans aucune médaille.
Aucune source que nous ayons lue ne prescrit un montage plutôt qu’un autre.
Une bénédiction, elle, ne se vend pas et ne se livre pas dans un colis : elle se demande à un prêtre.
Le détail est dans faire bénir un chapelet. Voir les chapelets et les dizainiers.
Là où les sources ne disent pas la même chose
1. La date du décret de Clément XII. La Curie généralice des Servites, note 45 de son livret, renvoyant à Monumenta OSM volume 20 page 142, écrit 9 décembre 1734.
Des sites de dévotion et de vente écrivent 12 décembre 1734. Nous n’avons pas tranché.
Le 9 décembre a le meilleur pedigree, puisqu’il vient de l’ordre citant ses propres archives.
2. L’origine du chapelet. La Curie généralice, en 1986, dit début du XVIIe siècle, date approximative 1617.
Wikipédia en anglais fait remonter le chapelet au XIIIe siècle et écrit que les Servites l’ont promu pendant la peste noire de 1347-1351.
Nous retenons la source de l’ordre.
3. Le pape des premières indulgences. La Curie généralice et plusieurs sources concordantes écrivent Benoît XIII, 26 septembre 1724.
Wikipédia en anglais écrit « Benoît XII », isolément et sans date. Benoît XII est mort en 1342, ce qui est incompatible avec un bref de 1724.
Nous retenons Benoît XIII.
4. La position des trois grains supplémentaires. Fin selon les Servites et l’Encyclopédie mariale, début selon Wikipédia en anglais.
Il est possible que ce soit le même objet décrit par les deux bouts, le brin pendant se priant en dernier, mais c’est une hypothèse et pas un fait.
Non tranché.
5. Le nombre de Notre Père. Sept selon le bref de 1724 et selon la forme priée du diocèse de Gikongoro.
Huit selon l’Encyclopédie mariale, qui ajoute un Notre Père sur la médaille principale à la fin. Non tranché.
6. Ce que compte le nombre 59. Des prières pour le bref de 1724, des éléments physiques pour l’Encyclopédie mariale.
Voir le tableau en haut de page.
7. Kibeho et le chapelet. La déclaration de Mgr Misago ne nomme pas ce rosaire.
Le diocèse de Gikongoro en fait au contraire « un élément essentiel parmi ceux qui caractérisent les apparitions de Kibeho ».
L’association est portée par la littérature dévotionnelle et par le diocèse, pas par l’acte de reconnaissance.
Ce qui n’est pas établi
- Qu’une indulgence soit attachée à ce chapelet aujourd’hui. La dernière concession que nous ayons lue date du 3 décembre 1968. Nous n’avons pas lu le Manuel des indulgences de 1999.
- Que Kibeho vaille approbation du chapelet. Voir plus haut.
- Que Kibeho soit la seule apparition mariale approuvée en Afrique. L’affirmation est portée par des médias catholiques, dont Catholic News Agency. Nous n’avons lu aucun acte du Saint-Siège qui la pose.
- Les dimensions, le poids, la longueur en main ou la durée de récitation. Aucune source. Ces chiffres ne viendront que de la mesure d’objets réels.
- Ce qu’un chapelet du commerce contient. Cela varie selon les fabricants, et nous n’avons pas de relevé.
L’objet
Ce que cette dévotion demande comme objet
52 grains et 7 médailles en 7 septénaires : 49 grains en 7 groupes de 7, plus 3 grains isolés.
Ce qu’il vous faut
Un objet à sept septénaires ; un chapelet catholique ordinaire, en cinq dizaines, ne porte pas cette disposition.
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Nos sources
Dernière vérification le
- Curie généralice OSM, Rosary of Our Lady of Sorrows, With Historical Introduction, 1986 (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Paul VI, constitution apostolique Indulgentiarum doctrina, 1er janvier 1967 (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Jugement sur les apparitions de Kibeho, déclaration de Mgr Augustin Misago, évêque de Gikongoro, 29 juin 2001 (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Diocèse catholique de Gikongoro, Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie de Kibeho (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Diocèse catholique de Cyangugu, Chapelet des Sept Douleurs de la Vierge Marie de Kibeho, version française (nouvelle fenêtre) source d'Église
- Encyclopédie mariale Marie de Nazareth, Le chapelet des Sept Douleurs de Marie (nouvelle fenêtre) encyclopédie
- Chaplet of the Seven Sorrows, Wikipédia en anglais (nouvelle fenêtre) encyclopédie
- Virgo Sacrata, Chaplet of the Seven Sorrows of the Blessed Virgin Mary (nouvelle fenêtre) site de dévotion
- Catholic News Agency, Meet Our Lady of Kibeho, the only approved Marian apparition in Africa (nouvelle fenêtre) média catholique
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