pratique

Qu'est-ce qu'un dizainier ? Définition et usage

Dix grains et une croix, une seule dizaine. Ce que porte un dizainier, comment on y dit un chapelet entier en cinq tours, et ce que les dictionnaires n'en disent pas.

Mis à jour le 17 min de lecture

Sommaire
  1. En bref
  2. Dizainier : définition
  3. Différence entre chapelet et dizainier
  4. Cinq tours font un chapelet
  5. Un dizainier n'est pas un bracelet
  6. À quoi sert un dizainier
  7. Les trois prières d'une dizaine, en entier
  8. Ce que les textes disent, et ce qu'ils ne disent pas
  9. La bénédiction
  10. Le mot n'est pas dans les dictionnaires, au sens où vous l'employez
  11. Le cas du dizainier scout
  12. Questions fréquentes
  13. Ce que nous n'avons pas pu établir
  14. Le dizainier ne demande qu'une chose, c'est qu'on s'en serve

Un dizainier est un chapelet réduit à une seule dizaine : dix grains pour les dix Je vous salue Marie, le plus souvent un grain isolé pour le Notre Père, et une croix ou une médaille. On y dit exactement ce qu'on dit sur une dizaine de chapelet, ni plus ni moins. La seule différence avec le chapelet tient au nombre de dizaines portées par l'objet, une au lieu de cinq. Il sert à prier là où on se trouve, sans sortir un chapelet entier.

Cette page donne sa structure, ce qui le sépare du chapelet, les trois prières d'une dizaine en entier, et les endroits où les textes d'Église sont muets.

En bref

  • Le dizainier porte une dizaine : un cinquième d'un chapelet, un vingtième d'un rosaire.
  • Il est fait pour tenir dans une poche, au doigt ou au poignet, là où l'objet complet serait encombrant.
  • Sur un dizainier comme sur un chapelet : un Notre Père, dix Je vous salue Marie, un Gloire au Père.
  • Cinq tours font un chapelet entier, sans rien perdre de la prière. C'est vous qui tenez le compte des tours.
  • Aucun texte du magistère ne définit sa forme. Ce que l'Église fixe, c'est la dizaine.
  • Le Manuel des indulgences vise cinq dizaines d'affilée pour l'indulgence plénière du rosaire, et la bénédiction se demande à un prêtre.

Dizainier : définition

Un dizainier est un objet de prière qui porte les grains d'une seule dizaine. Il isole l'unité de base du Rosaire au lieu d'en aligner cinq, et tout le reste découle de là.

C'est quoi un dizainier, grain par grain

Trois éléments, dans l'ordre où la main les rencontre. Une croix ou une médaille, qui marque le départ et le retour. Un grain isolé, sur lequel se dit le Notre Père. Puis dix grains rapprochés, un par Je vous salue Marie. Quand la main revient au point de départ, la dizaine est finie, et le Gloire au Père se dit là.

Pièce Nombre Ce qui s'y dit
Croix ou médaille 1 Le point de départ et de retour
Grain isolé 1 Le Notre Père, quand l'objet en porte un
Grains rapprochés 10 Dix « Je vous salue Marie »
Total de la dizaine 10 Une dizaine, et rien d'autre
Le dizainier : dix grains et une croix, dans ses deux formes
Le dizainier dans ses deux formes : dix grains et une croix, une seule dizaine.

Ces trois éléments se montent de plusieurs façons : anneau, bracelet, cordon fermé, chaîne courte. Certains dizainiers n'ont pas de grain isolé marqué, et le Notre Père se dit alors sur la croix. Rien de cela ne change la prière.

  • L'anneau. Une pièce fermée, dix grains ou dix créneaux répartis sur le tour, une croix au sommet. On passe un doigt dans l'ouverture et on avance au pouce.
  • Le cordon. Dix perles enfilées, souvent en bois, une croix au bout. Il se noue au poignet ou se glisse dans une poche.

D'où vient le mot dizainier

De dizaine, et il ne cache rien d'autre. Une dizaine n'est pas un morceau détaché au hasard : c'est ce qui porte un mystère. Dans Marialis cultus, Paul VI part du nombre de cent cinquante Je vous salue Marie, celui de « la forme typique et complète » : ce nombre est « subdivisé en dizaines se référant à chacun des mystères », puis distribué selon les trois séries de mystères d'alors, « constituant ainsi le Chapelet bien connu de cinquante Ave Maria ».

Une dizaine porte donc un mystère, et cinquante Je vous salue Marie forment un chapelet. Le dizainier tient cette unité seule, le chapelet en aligne cinq.

Différence entre chapelet et dizainier

La réponse est plus courte qu'on ne le croit : la différence est dans l'objet, pas dans la prière.

Ce qui change : le nombre de dizaines

Ce que l'objet porte Ce qu'on y dit
Dizainier Une dizaine Un Notre Père, dix Je vous salue Marie, un Gloire au Père
Chapelet Cinq dizaines La même séquence cinq fois, sur une série de mystères
Rosaire Ce n'est pas un objet La prière entière, vingt mystères depuis 2002

Sur un chapelet, la couronne compte les dizaines à votre place : les grains isolés vous disent où vous en êtes. Sur un dizainier, chaque tour vous ramène au départ, et si vous en enchaînez plusieurs, c'est vous qui tenez le compte.

Ce qui ne change pas : la prière

Rien n'y change. Une dizaine dite sur un dizainier est une dizaine. Jean-Paul II rappelle dans Rosarium Virginis Mariae que « le chapelet est l'instrument traditionnel pour la récitation du Rosaire », et qu'une pratique trop superficielle conduit à le voir comme « un simple instrument servant à compter la succession des Je vous salue Marie ». L'objet sert la prière, il ne la fabrique pas. Le dizainier hérite de cette place, et du même risque.

Le déroulé pas à pas est dans notre page dédiée au dizainier et à sa prière ; sur ce qu'on regarde pendant qu'on récite, voir méditer le chapelet.

Le rosaire, qui n'est pas un objet

Beaucoup emploient rosaire pour désigner un grand chapelet. En toute rigueur, le rosaire est la prière, et le chapelet l'instrument qui sert à la dire. La forme décrite par Paul VI comptait cent cinquante Je vous salue Marie en trois séries de mystères ; depuis l'ajout des mystères lumineux en 2002, le rosaire compte vingt mystères. Les deux mots sont démêlés dans la différence entre chapelet et rosaire, le déroulé entier dans le rosaire complet.

Cinq tours font un chapelet

Un tour de dizainier dit un Notre Père et dix « Je vous salue Marie ». Cinq tours couvrent donc exactement les cinq dizaines d'un chapelet.

Le calcul complet, le geste et les montages qui ne comptent pas leurs grains de la même façon sont dans comment utiliser un dizainier.

Un dizainier n'est pas un bracelet

Les deux se portent au poignet. C'est là que s'arrête la ressemblance.

  • Un dizainier compte. Le nombre de ses grains est fixé par la prière : dix, comme une dizaine. Il porte une croix, à l'endroit où se dit le Notre Père.
  • Un bracelet ne compte rien. Son nombre de perles dépend d'un tour de poignet.

La question à se poser devant un objet à perles est donc simple : le nombre de grains est-il fixe, et à quelle prière correspond-il. Un cordon de dix perles avec une croix est un dizainier, quelle que soit la façon dont on le porte. Un cordon dont le nombre de perles dépend du poignet ne compte rien.

À quoi sert un dizainier

Deux usages, et ils tiennent ensemble : compter sans y penser, et avoir la dizaine à portée de main.

Tenir le compte sans y penser

C'est la fonction première, et elle n'a rien de mécanique : les doigts comptent pour que la tête soit libre. Le Directoire sur la piété populaire et la liturgie décrit le Rosaire comme « une prière essentiellement contemplative », dont la méditation « exige que le rythme soit calme et que l'on prenne son temps ». Sans objet en main, une part de l'attention part à compter. Avec, elle reste sur le mystère.

Sur quel mystère, justement : la série dépend du jour de la semaine, et cette répartition a changé en 2002. Dans Rosarium Virginis Mariae, Jean-Paul II ajoute les cinq mystères lumineux et conseille de « déplacer au samedi la deuxième méditation hebdomadaire des mystères joyeux », si bien que « le jeudi reste opportunément libre pour la méditation des mystères lumineux ». Le vendredi, lui, est douloureux dans les deux répartitions. Ceux qui suivent l'usage antérieur ne se trompent pas. Le tableau jour par jour est dans notre page sur le chapelet du jour.

Avoir la dizaine sous la main

C'est la raison pour laquelle l'objet existe en petit format : il tient au poignet, au doigt ou au fond d'une poche, et il se prie dans un temps mort de la journée. Le trajet, la salle d'attente, les dix minutes avant un rendez-vous.

Prier une seule dizaine n'est pas une prière au rabais. Paul VI pose le cadre dans Marialis cultus : « le Rosaire est une prière excellente, au regard de laquelle le fidèle doit pourtant se sentir sereinement libre, invité à le réciter, en toute quiétude, par sa beauté intrinsèque ». Le cas de ceux qui s'arrêtent en route est traité dans réciter les trois premières dizaines du chapelet.

Ce qu'un dizainier n'est pas

Il n'est pas un porte-bonheur, et le porter n'obtient rien par soi-même. L'Église regarde pourtant ce geste avec estime : à propos des objets de piété portés sur soi, le Directoire écrit qu'ils constituent « un témoignage de foi, un signe de vénération », et qu'ils « ont pour rôle de rappeler aux fidèles l'amour de notre Seigneur ».

Le même document pose la limite. Les gestes de piété, dont le fait « de porter des médailles et des insignes », risquent « de devenir des coutumes vides de sens et, dans le pire des cas, de dégénérer en superstition » dès que l'intériorité disparaît, et un objet de dévotion ne se tient jamais « comme un talisman ». Le Directoire le dit en toutes lettres au numéro 206, à propos de la médaille miraculeuse : elle « comme les autres médailles de la Vierge ou les autres objets de culte, ne doit pas être considérée comme un talisman, ce qui conduirait les fidèles à une vaine crédulité ». Un dizainier au poignet qu'on ne prie jamais n'est plus un dizainier. La question se pose au grand format dans peut-on porter un chapelet autour du cou.

Les trois prières d'une dizaine, en entier

Telles que les publie l'Église catholique en France, le Notre Père dans la traduction en vigueur depuis le 3 décembre 2017.

Le Notre Père, sur le grain isolé

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.
Amen

Le Je vous salue Marie, sur les dix grains

Je vous salue Marie, pleine de grâce ;
Le Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes
Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
Priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen

Le Gloire au Père, au retour

Cette courte louange trinitaire s'appelle une doxologie, et elle clôt la dizaine. La formule ci-dessous est celle de l'usage français ; le Saint-Siège en donne sur sa page du Rosaire une version qui diffère par la ponctuation et par la fin.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
comme il était au commencement, maintenant et toujours,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Ne la confondez pas avec la doxologie de la liturgie des Heures, qui dit « au Dieu qui est, qui était et qui vient » : le Saint-Siège emploie d'ailleurs cette seconde forme à l'ouverture du chapelet, sur sa page du Rosaire, mais pas à la fin des dizaines. Les deux sont justes, chacune à sa place.

Ce que les textes disent, et ce qu'ils ne disent pas

Chapelet complet en grains de bois sombres sur chaînette, médaille de jonction et crucifix de métal, posé à plat
Chapelet complet en grains de bois sombres sur chainette, médaille de jonction et crucifix de metal, pose à plat Rosenkranz (Gebetskette), LVR-Freilichtmuseum Lindlar, CC BY 4.0 (image recadree), via Europeana

Au numéro 38 de Rosarium Virginis Mariae, Jean-Paul II écrit que le Rosaire « peut être récité intégralement chaque jour, et nombreux sont ceux qui le font de manière louable », et que « beaucoup ne pourront en réciter qu'une partie, selon un certain ordre hebdomadaire ». Attention à ce que dit exactement ce passage : la partie dont il s'agit est la répartition des mystères sur les jours de la semaine, pas une dizaine isolée. Nous ne lui faisons pas dire plus.

Aucun de ces textes ne parle du dizainier. Ils parlent de la prière, et du chapelet comme instrument.

Ce que le Manuel des indulgences dit d'une dizaine seule

Le Manuel des indulgences (Enchiridion indulgentiarum, 4e édition, donnée à Rome le 16 juillet 1999, Pénitencerie apostolique) est le texte en vigueur sur les indulgences.

Il ne connaît que deux indulgences, la partielle et la plénière (norme 2), et la partielle n'est plus comptée en jours : elle remet une peine « de la même valeur » que celle que l'acte lui-même obtient déjà (norme 4). Deux passages touchent au sujet de cette page. Nos traductions, le texte est en latin.

  • Concession 17 § 1. L'indulgence plénière est attachée à la récitation du Rosaire marial dans les conditions de lieu et de compagnie que le texte énumère. Le même paragraphe définit le Rosaire comme quinze dizaines, puis précise : « la récitation du tiers seulement suffit, mais les cinq dizaines doivent être récitées d'affilée ».
  • Préambule des « Autres concessions », numéro 6. Si une œuvre enrichie d'une indulgence plénière peut se diviser en parties, « par exemple le Rosaire marial en dizaines », celui qui, pour une cause raisonnable, ne l'accomplit pas en entier obtient une indulgence partielle pour la part qu'il accomplit.

Ce qui se lit donc directement : une dizaine seule n'ouvre pas l'indulgence plénière, qui demande cinq dizaines d'affilée, et le texte prévoit l'indulgence partielle pour la part accomplie, en nommant la dizaine comme exemple de part. Le dizainier n'est pas nommé dans ce texte.

La bénédiction

Le Directoire signale au numéro 198 que « l'Église manifeste son estime à l'égard de la prière du saint Rosaire en proposant un rite de la Bénédiction des chapelets ». Il précise, en suivant le Livre des Bénédictions, que ce rite peut être accompli « en présence du peuple », spécialement à l'occasion des pèlerinages dans les sanctuaires dédiés à la Vierge Marie, au cours des célébrations des fêtes de la bienheureuse Vierge Marie et au moment de la clôture du mois du Rosaire, à la fin du mois d'octobre.

Le Manuel des indulgences nomme le chapelet parmi les objets de piété concernés. Sa norme 15 pose que « le fidèle peut obtenir une indulgence s'il use avec dévotion de l'un des objets de piété suivants, dûment béni : crucifix ou croix, chapelet, scapulaire, médaille », le latin disant corona pour le chapelet. Et sa norme 16 § 2 pose que « l'indulgence attachée à l'usage d'un objet de piété cesse seulement lorsque cet objet cesse entièrement d'exister ou qu'il est vendu ».

Faire bénir son dizainier n'est pas obligatoire : on prie tout aussi bien sur un objet qui ne l'est pas. Une bénédiction ne s'achète pas et ne se livre pas avec un colis. Elle se demande à un prêtre, et la marche à suivre est décrite dans faire bénir un chapelet. La question de savoir si l'objet est nécessaire à la prière est traitée dans faut-il un chapelet pour prier.

Le mot n'est pas dans les dictionnaires, au sens où vous l'employez

Le Trésor de la langue française informatisé ne traite pas « dizainier » comme une entrée autonome. Il le donne comme dérivé de l'entrée « dizaine », avec une seule acception : « hist. médiév. Chef de dix hommes de la garde bourgeoise ». Il en date la première attestation du début du XIVe siècle, sous la forme disenier, et note que le mot « est admis ds Ac. 1694-1932 sous la vedette dizenier ». L'objet de prière n'y figure pas.

Le Larousse en ligne donne la même chose, avec une définition un peu différente : « dizainier, nom masculin (de dizaine). À Paris, sous l'Ancien Régime, magistrat municipal qui administrait une dizaine. » Là non plus, aucune acception de prière.

En revanche, le TLFi lexicalise bien la dizaine de chapelet, à l'entrée « dizaine » : « ensemble de dix grains consécutifs d'un chapelet ; p. méton., ensemble des dix prières récitées en comptant ces dix grains », attestée en 1690 chez Furetière. C'est la prière qui a un nom de dictionnaire, pas l'objet.

Le cas du dizainier scout

Le dizainier a une histoire propre dans le scoutisme catholique français, une manière de se porter sur l'uniforme, et un mode de fabrication documenté. Le détail est dans le dizainier scout.

Questions fréquentes

C'est quoi un dizainier ?

Un chapelet d'une seule dizaine : dix grains pour les dix Je vous salue Marie, en général un grain isolé pour le Notre Père, et une croix ou une médaille. Aucune forme n'est prescrite par l'Église.

Quelle est la différence entre un chapelet et un dizainier ?

Le nombre de dizaines portées par l'objet, et rien d'autre. Cinq sur un chapelet, une sur un dizainier. Les prières sont identiques, les mystères aussi. Sur un chapelet, les grains isolés comptent les dizaines pour vous ; sur un dizainier, c'est vous qui tenez le compte. Rien n'empêche d'ailleurs d'y dire un chapelet entier, en refaisant cinq fois le tour.

À quoi sert un dizainier ?

À compter les Je vous salue Marie sans y penser, pour que l'attention reste sur le mystère, et à garder la prière à portée de main dans la journée.

Un dizainier suffit-il pour l'indulgence du rosaire ?

Non. Le Manuel des indulgences demande cinq dizaines récitées d'affilée pour l'indulgence plénière. Une dizaine seule ouvre l'indulgence partielle, et le texte nomme justement la dizaine comme exemple de part accomplie.

Ce que nous n'avons pas pu établir

  • Aucun texte d'Église lu ne définit le dizainier, ni ne fixe son nombre de grains, ni ne prescrit la prière à dire sur la croix.
  • La composition exacte d'une dizaine dite sur un dizainier. Les sources qui décrivent l'objet se contredisent sur le caractère obligatoire du Notre Père et sur la présence du Gloire au Père. Elles sont collaboratives, aucune n'est d'Église.
  • La date d'apparition de l'objet sous cette forme. Les sources scoutes datent sa remise à l'honneur du début du XXe siècle, sans dire ce qui existait avant.
  • Le statut propre du dizainier dans le régime actuel des indulgences. Le Manuel des indulgences de 1999, que nous avons lu, nomme le chapelet parmi les objets de piété. Il ne nomme pas le dizainier.

Le dizainier ne demande qu'une chose, c'est qu'on s'en serve

La définition tient en une ligne, l'usage tient en cinq minutes : regardez la série de mystères du jour, prenez le premier, faites un tour. Si l'habitude tient une semaine, la question n'est pas d'en faire plus, mais de savoir à quel moment de la journée la glisser, ce que nous traitons dans quand prier le chapelet.

Nous écrivons le nombre de grains et leur disposition partout où nous décrivons un chapelet ou un dizainier : le total seul ne dit pas quel objet vous tenez, c'est la disposition qui le dit. Reste à en avoir un sous la main, ce que vous trouverez dans notre collection de dizainiers. Les montages diffèrent plus qu'on ne croit : le dizainier doigt tient sur une phalange, d'une seule pièce de métal, quand le dizainier paracorde se noue sur un cordon, sans maillon ni fermoir. Le format à cinq dizaines, celui qui compte les dizaines à votre place, est dans nos chapelets.

Qu'est-ce qu'un dizainier ?
Un objet qui porte dix grains et une croix : une seule dizaine, détachée du chapelet, faite pour tenir dans une poche ou au poignet.
Peut-on dire un chapelet entier avec un dizainier ?
Oui. Cinq tours de dizainier font les cinq dizaines d'un chapelet ; c'est à vous de tenir le compte des tours, puisque l'objet ne le fait pas.
Un dizainier est-il un bracelet ?
Non. La confusion est fréquente parce que certaines formes se portent au poignet, mais un dizainier est un objet de prière à dix grains, pas un bijou.
Peut-on faire bénir un dizainier ?
Oui, comme tout objet de piété : la bénédiction se demande à un prêtre et elle est gratuite.

Nos sources

Dernière vérification le

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Dizainier ou chapelet, pour vous

Le dizainier n'est pas un chapelet au rabais : c'est un autre usage.

1/3 Où priez-vous le plus souvent ?

2/3 Combien de temps, en général ?

3/3 Ce qui compte le plus ?

Un chapelet de cinq dizaines

Les cinquante-neuf grains comptent à votre place : la main sait toujours où elle en est, et c'est ce qui permet de méditer le mystère au lieu de compter. C'est le format de la prière posée, à la maison comme à l'église.

Voir les chapelets

Un dizainier

Dix grains et une croix, dans une poche ou au poignet : une dizaine se prie en trois minutes et demie, sans sortir d'objet visible. C'est le format de la prière en déplacement, celle qui tient dans une journée de travail.

Voir les dizainiers

Les deux, et c'est l'usage le plus répandu

Le chapelet reste à la maison pour la prière posée, le dizainier suit dans la poche pour le reste. Si vous ne deviez en prendre qu'un pour commencer, prenez le chapelet : le dizainier s'ajoute ensuite sans rien remplacer.

Voir les chapelets